mardi 3 mars 2015

Cavalcade des enfants de Reichstett

Mardi 03 mars a eu lieu la Cavalcade des enfants du Centre de loisirs des enfants de Reichstett. Après le maquillage assuré par les bénévoles de l'association J.E.S. avec leur présidente Madame Christine Fazi , départ du centre de loisirs avec les petits du multi accueil "la coccinelle" , passage chez nos anciens de la maison de retraite "Arc en ciel" qui avaient revêtus pour l'occasion des accessoires de fêtes.





lundi 16 février 2015

Candidatez au Conseil de développement de l'eurométropole

Participez à une métropole de projets !

Vous avez envie d'exprimer vos idées, de vous impliquer dans la vie de l'Eurométropole, d'enrichir son action, de vous engager pour son rayonnement ?
Vous êtes habitant-e de l'Eurométropole, vous utilisez les services publics, bénéficiez des politiques mises en œuvre par la collectivité ?
Votre expérience, votre parcours, peuvent contribuer à construire les orientations du développement de la métropole transfrontalière.
L'Eurométropole vous invite à participer au futur Conseil de développement en répondant à l'appel à candidature entre le 16 février et le 16 mars 2015.

vendredi 30 janvier 2015

Intervention de Georges Schuler sur les orientations budgétaires de l’Eurométropole de Strasbourg

Intervention de Georges Schuler (30/01/2015)
Point N°4 : Débat d'orientations budgétaires 2015 de l'Eurométropole de Strasbourg.
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Vous l’avez dit en préambule, nous vivons aujourd’hui une journée historique. La création de l’Eurométropole de Strasbourg. Nouvelle entité créée par le gouvernement dans le cadre d’une loi. Mais pour moi élu de terrain et maire d’une commune la préoccupation la plus importante et celle du devenir de ses habitants et de la qualité des prestations qui vont leur être proposées dans le cadre de cette nouvelle structure.
Aussi ce premier débat d’orientation budgétaire revêt une importance capitale quant  notre avenir.
Mon intervention se fera en trois points.
Dans un premier temps, je souhaite parler de la forme même de ce débat, ensuite de l’historique de la situation financière de notre collectivité pour terminer par une vision qui ne sera pas forcement la votre, Monsieur le Président, de ce que pourraient être ces orientations budgétaires.
Permettez-moi d’évoquer les documents mis à notre disposition. Ils sont très denses, très fournis, très colorés.
Nous sommes en particulier saturés d’informations portant sur la période 2008/2013 que ce soit dans la notice explicative ou dans la note du cabinet Klopfer.
Cela appelle de ma part quatre remarques purement formelles.
1)    Je trouve anormal que les projections établies ne portent que sur la période 2015/2017. Pourquoi ne pas être allés jusqu’en 2020 comme cela se fait généralement pour les premières orientations budgétaires d’un mandat dans d’autres collectivités ?
Prévoyez-vous quelque chose de particulier après 2017 pour l’Eurométropole? Ou alors la DGF n’est-elle programmée que sur ces 3 années ?
2)    Je regrette que ces projections n’évoquent pas plus en détail le budget annexe des transports qui constitue pourtant une part importante de la politique de l’Eurométropole et reste un enjeu primordial pour ses habitants.
3)    Je regrette votre refus de nous communiquer davantage de détails quant au contenu des 3 projections que vous avez établies. Même la presse semble avoir eu plus d’informations chiffrées que les élus eurométropolitains. Ce fonctionnement devient une très mauvaise habitude, monsieur le Président !
Le manque de transparence sur les informations tels que : choix en matière de fiscalité ou dans les montants des économies projetées est dommageable pour la qualité de nos débats.
En la matière vous êtes flous et comme le disait la grand-mère de Martine Aubry, lorsque c’est flou, c’est qu’il y a un loup !
4) Je trouve enfin étonnant que l’année 2014 soit si peu abordée dans ces documents car c’est bien l’année 2014 qui détermine la suite de ce mandat et qui nous contraint aujourd’hui.
J’en arrive au fond.
Je comprends très bien le peu d’enthousiasme qui vous habite à l’idée de rentrer dans le détail de votre bilan 2014.
Evoquer par exemple la dette 2014 que la Communauté Urbaine vient de transférer à l’Eurométropole vous est insupportable. A moi aussi.
Permettez-moi de la rappeler :
Au premier janvier, elle était de 483.6M€, hors fond de roulement et hors CTS, en hausse de 102.4M€ en une seule année.
Comme cadeau de naissance à l’Eurométropole, on peut rêver mieux.
Pour mémoire, au premier janvier 2008, elle était de 149M€. En un seul mandat, votre majorité de la gauche plurielle a réussi l’exploit de la multiplier par 3 !
Pour tenter de masquer cette explosion, vous vous retranchez derrière des ratios, des taux ou autre chose. Mais une dette reste  une dette qui devra être remboursée et aujourd’hui, Eurométropole + CTS représentent  820M€ de dettes (contre 626M€ en 2013) Voilà ce qui pèse sur chacun de nos concitoyens !
La capacité de désendettement de l’Eurométropole est d’ailleurs à présent de 8 années. Plus d’un mandat Lors du dernier débat d’orientations budgétaires, vous tabliez sur 7.4 années. La situation s’est donc dégradée plus rapidement que prévue.
Pour mémoire encore, elle était de 1.49 années au premier janvier 2008. C’était il y a 6 années mais les temps ont beaucoup changé. Les perspectives s’annoncent sombres en la matière, madame la Vice-présidente en charge des finances annonce même dans les médias une remise des clés au préfet dès 2016.
La charge de la dette de l’Eurométropole passe quant à elle à 47,6M€.  Son poids s’est donc considérablement accru puisque cette charge était de 22,55M€ en 2008.
Cette forte progression a des conséquences lourdes sur notre capacité d’autofinancement nette et mécaniquement sur notre capacité à investir.  Donc sur l’emploi en général dans l’euro métropole.
L’autre facteur qui conditionne cet autofinancement ce sont bien sur nos recettes.
Pour les dotations, comme je l’évoquais déjà en novembre dernier, leur baisse était largement prévisible. Ce n’est franchement pas une surprise d’autant que les parlementaires issus de la majorité présidentielle, ici présents, les ont approuvées à Paris. Mais je comprends l’utilité politique de se retrancher derrière cet argument. Cela vous permet de masquer le bilan du précédent mandat. En termes d’héritages, que n’avions-nous d’ailleurs pas entendu en 2008 lors de votre accession aux responsabilités. Alors avec un peu d’honnêteté comment qualifierez-vous le bilan de vos prédécesseurs.
La fiscalité de la CUS a déjà été plusieurs fois revue à la hausse au cours du mandat précédent. Cela n’a pas pour autant permis d’assainir sa situation financière.
Coté dépenses de fonctionnement, je note qu’elles ont encore progressé en 2014 malgré les promesses passées de recherche de stabilité.
Mais grâce aux informations que vous avez bien voulu transmettre à la presse, nous apprenons qu’elles pourraient baisser de 16M€ en 2015 et que cela a été rendu possible grâce au report de ce débat en janvier. Vous auriez attendu Mai, c’était peut-être 32M€ que vous dégagiez…
Plus sérieusement, il faut arrêter de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !
Voilà pour faire court, mes chers collègues, la situation financière de notre Eurométropole en ce 30 janvier 2015.
Elle est plus qu’alarmante.
Elle nécessite de changer considérablement de cap et de faire des choix réalistes et courageux.
Une nouvelle fois, je regrette que ces choix ne puissent pas être réalisés en nous appuyant sur un audit extérieur traitant de la situation réelle de l’Eurométropole en 2015 et non en 2013, et établissant de véritables perspectives.
Vous nous présentez trois scénarii et bien évidement vous attendez de nous que nous nous prononcions sur ces projections.
Je n’ai pas l’intention d’esquiver ce débat.
Oui, nous avons des préférences en matière de politique budgétaire mais force est de reconnaitre que l’héritage de la CUS, votre héritage, est lourd à porter.
En élu responsable et soucieux avant tout du bien être des habitants permettez moi de vous proposer les orientations qui me semblent aller dans la bonne direction.
Sur les questions de gestion du personnel, nous y reviendrons tout à l’heure plus en détail, je persiste à défendre l’idée qu’il faut avant toute chose définir nos priorités en matière de service public, définir les missions de l’Eurométropole que nous considérons comme essentielles, régaliennes même, pour le bien être de nos habitants avant de procéder à des annonces comme une baisse de 10% des effectifs sans discernement aucun !
Pour le coup, je rejoins la position défendue par nos collègues du groupe Europe Ecologie les Verts en la matière, formulée en novembre dernier.
L’épineux dossier des subventions peut et doit être une importante source d’économie mais là aussi il faudra faire des bons choix.
Je ne comprends absolument pas pourquoi, vous faites le choix de toucher au personnel, de réduire les effectifs de 10% et que de l’autre, votre politique demeure inchangé en matière de subventions.
Non, nous ne pouvons pas continuer à subventionner à vau-l’eau et à un tel niveau, plus de 31M€ par an et sans véritable retour ni en informations ni en bilan.
Ce n’est pas rien ! Ville de Strasbourg + Eurométropole c’est plus de 75M€ de subventions, hors CTS.
En cette période difficile, il faut en la matière établir des priorités, mettre en place de vrais critères d’attribution voire plafonner les montants des aides.
Je ne suis pas persuadé que les aides octroyées par exemple pour l’accueil de certains congrès ou séminaires soient très pertinentes. Fallait-il verser 3000 euros pour accueillir l’université d’été du Medef par exemple ? Je pense que non d’autant plus que cette structure avait largement les fonds pour organiser un tel évènement sans l’aide des collectivités.
Faut-il subventionner systématiquement sans véritable étude ou sans intérêt collectif véritablement avéré.
Je ne suis pas davantage persuadé de la pertinence de continuer à subventionner à plusieurs millions d’euros l’aéroport pour faire baisser ses taxes aéroportuaires. Ce subventionnement est d’ailleurs totalement incohérent puisque pour la CTS ou les piscines vous voulez appliquer le principe de l’usager payeur mais le transport aérien, qui ne profite qu’à une part infime de nos concitoyens, ne serait pas concerné par ce principe.
Pour les années à venir, vous prévoyez des hausses annuelles de 0.5% en matière de subventions, je pense que nous devrions opérer des baisses en ciblant davantage nos aides !
Si je défends ces indispensables économies de fonctionnement c’est parce que je crois que tout n’a pas été fait pour éviter une énième hausse des impôts.
Nos concitoyens n’en peuvent plus du matraquage fiscal.
Ils sont de plus en plus nombreux à éprouver des difficultés à terminer leurs fins de mois.
Rogner une nouvelle fois leur pouvoir d’achat serait pure folie !
Dans ces OB, vous vous dirigez clairement vers une nouvelle hausse de la fiscalité. Vous n’avez pas encore voulu nous communiquer l’année d’application ni le montant. Cela passera par une hausse de la taxe sur les ordures ménagères mais aussi sur les taxes d’habitation et foncière.
Ces hausses vont naturellement venir s’ajouter aux hausses des tarifs que vous avez entérinés en décembre dernier que ce soit pour le stationnement ou les piscines.
C’est ce que vous appelez dans un vocabulaire plus technique, plus politiquement correct et présentable « activer le levier de recettes, ressources financières complémentaires ».
Et je n’ose croire que vous prévoyez encore, d’ici la fin de l’année, une énième hausse des tarifs de la CTS.
Avec mes collègues nous n’arrivons pas à nous résoudre à ces nouvelles augmentations que nos habitants ne pourront supporter.
Une collectivité voit sa santé financière jugée par le niveau de ses investissements. Elle participe ainsi à la bonne marche de l’économie locale en permettant la création et le maintien d’emplois.
Vos investissements s’annoncent pour les années à venir fortement à la baisse. D’abord parce que votre capacité d’autofinancement s’est considérablement réduite et ensuite parce qu’il vous devient de plus en plus compliqué de creuser encore davantage la dette, comme je l’évoquais précédemment.
Et pourtant les habitants de l’euro métropole attendent
Et voilà vos propositions :
Le budget consacré à la voirie va être revue à la baisse avec d’après des rumeurs persistantes l’arrivée de la pratique du gravillonnage dans nos communes.
L’urbanisme et grands projets : vous nous précisez pour une fois ceux que vous comptez voir réalisés à savoir le PMC, le quartier d’affaire, le tram vers Kehl, Illkirch et la Robertsau, le champ de captage, la piscine de Schiltigheim ou l’aérodrome du polygone sans pour autant nous communiquer une période de travaux ou des dates de livraison.
Mais, Monsieur le Président,
J’ai malheureusement remarqué les grands absents de cette liste comme le tram vers l’Ouest alors que le début des travaux était annoncé pour 2017, le tram vers Mundolsheim via Schiltigheim, la médiathèque de Schiltigheim, le PEX et je pourrai continuer l’énumération.
Comme pour la politique des emplois de notre collectivité, la définition de nos missions prioritaires ou de la politique des subventions, vous manquez en la matière totalement de transparence.
Aucune priorité n’est vraiment dégagée, aucun débat sur les nécessaires arbitrages n’a été mis en place, aucun échéancier n’est joint.
Comment allez-vous procéder ? Une grande nébuleuse.
A titre d’exemple, le tram vers l’Ouest me semble depuis longtemps bien davantage prioritaire et utile à nos concitoyens que celui vers Kehl.
Ne nous demandez pas d’opter pour l’un de vos trois scénarios, aucun ne nous convient, du moins en l’état des informations que vous avez bien voulu nous communiquer.
Cela ne nous empêche pas d’avoir des orientations en matière budgétaire.
Elles sont simples. Elles passent d’abord par une véritable définition de nos priorités en matière de service public permettant une réduction du personnel dans les secteurs considérés comme moins prioritaires.
Une révision de la politique d’attribution de subventions qui devra aboutir à une baisse du montant général alloué.
Audit des différents services ayant un objectif la réduction des dépenses de fonctionnement.
Mise en place d’une politique d’investissement raisonnée à l’inverse ce qui a été fait au cours des six dernières années et surtout destinée à réduire les charges de fonctionnement.
Maitrise de la dette dont la charge de plus en plus lourde obère notre capacité d’autofinancement.
Pour conclure, Monsieur le Président, mes chers collègues, les habitants de l’Eurométropole méritent mieux que les propositions que vous leur faites en guise de cadeau de naissance et j’espère que les quelques remarques faites dans le seul but d’améliorer leur quotidien amènerons une prise de conscience indispensable.
Je vous remercie.